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Méthode Charbonnier Festen : les 4 étapes qui changent une vie
Si vous êtes ici, c’est que vous avez entendu parler de la méthode Charbonnier. Peut-être du Festen. Peut-être que quelqu’un dans votre entourage l’a fait et que ce que vous avez vu dans ses yeux après vous a donné envie d’en savoir plus.

Peut-être aussi que vous cherchez depuis un moment quelque chose qui aille vraiment au fond. Qui ne se contente pas d’expliquer. Qui libère.
Cet article est pour vous.
Je vais vous raconter ce qu’est vraiment la méthode Charbonnier, son histoire, sa logique, ses quatre étapes. Je vais vous dire pourquoi elle fonctionne, ce que la psychologie et les neurosciences éclairent dans son mécanisme. Et je vais vous raconter ce qu’elle m’a fait à moi, parce que je suis passée par là avant de devenir accompagnante, et que c’est cette expérience qui a tout changé.
L’homme derrière la méthode et pourquoi son histoire compte
André Charbonnier est né en 1956 dans un milieu rural modeste. Orphelin de mère à 11 ans, ouvrier à l’usine à 17 ans, il erre de petits jobs en petits jobs, puis devient éducateur, formateur, et coach de dirigeants.
Ce parcours atypique est important à comprendre. Charbonnier n’a pas construit sa méthode depuis une chaire universitaire. Réfractaire à l’enseignement officiel, il dresse au fur et à mesure de ses avancées une cartographie originale du fonctionnement de l’être humain.
Ce qui le met sur ce chemin, c’est sa propre souffrance. Il raconte son histoire, de sa guérison à la genèse de sa méthode, dans son livre Festen Mode d’Emploi 2.0.
Depuis toujours, un malaise profond l’accompagne, enfoui sous un humour caustique et triomphant. Des angoisses fortes et permanentes surgissent quand il s’engage durablement dans une relation amoureuse. Elles redoublent à la naissance de son premier enfant, le terrassant du réveil à l’endormissement. Il vit avec cette oppression dans la poitrine qui ne le quitte jamais.
Sa souffrance devient si intense qu’il finit par se tourner vers la psychanalyse, pour une cure de sept ans.
Sept ans. Il comprend, il identifie. Et pourtant, la psychanalyse ne le délivre pas.
C’est ici que tout bascule.
En 1998, le réalisateur danois Thomas Vinterberg sort un film qui va marquer le cinéma mondial : Festen. L’histoire d’un homme qui, lors d’une fête de famille, festen, en danois, prend la parole devant tous et dit la vérité sur ce qu’il a subi dans l’enfance. Il se bat jusqu’à ce qu’elle éclate en public.
André Charbonnier voit ce film. Et quelque chose se déverrouille.
Il entrevoit une voie de sortie à sa souffrance. Il utilise ses connaissances, son expérience d’éducateur, de coach, et son intuition, pour créer une technique de libération.
En 2001, il accomplit pour lui-même cette cérémonie. Les résultats dépassent ses espérances, sa vie connaît un changement spectaculaire, du jour au lendemain. C’est alors qu’il met fin à son activité de coach pour mettre cette technique au service de tout le monde. En hommage au réalisateur, il lui donne le nom du film par lequel tout a commencé : le Festen.
Ce détail est essentiel. Charbonnier a d’abord travaillé sur lui-même, avant de construire quoi que ce soit pour les autres. La méthode est née de sa propre expérience de libération.
C’est pour ça qu’elle fonctionne.
Et c’est aussi ce qui en fait la singularité. Charbonnier l’explique lui-même :
« Mon propos est plutôt de vous montrer un chemin, de vous offrir une progression, là où il n’existe, à ma connaissance, que des approches théoriques ou immatérielles, du genre : « ici, il n’y a rien, vous n’avez rien à vouloir, faites le vide en vous, etc. » Pour cela, je vous indique des techniques, des étapes, et la possibilité de vous représenter concrètement ce qui est habituellement abordé de façon abstraite. »
Là où d’autres proposent une abstraction, il trace un chemin. Là où d’autres invitent à faire le vide, il donne des étapes concrètes. C’est une méthode qui se pratique, une expérience qui se traverse.
La logique centrale : ce que Charbonnier a compris
La compréhension qui fonde toute la méthode tient en quelques principes qu’André Charbonnier exprime avec une clarté radicale.
Entre vous et le bonheur, il n’y a que des peurs.
André Charbonnier
Pas des circonstances. Pas des autres. Pas la malchance. Des peurs. Construites. Et donc défaisables.
Toute souffrance, toute limitation, tout blocage, tout vécu négatif cache une peur.
Ce n’est pas une métaphore. C’est une mécanique précise. Toutes ces peurs, nous les créons nous-mêmes pour nous protéger : notre mental nous enferme dans une prison dont nous ne voyons pas les murs.
Charbonnier décrit ce qu’il appelle l’arbre des peurs : il existe une peur structurelle, la peur fondatrice, construite en premier, autour d’un besoin d’amour ou de sécurité non satisfait dans l’enfance. Et de cette peur-racine poussent des branches, toutes les peurs secondaires qui semblent différentes mais ont la même origine.
Ce que cette image implique de révolutionnaire : inutile de travailler branche par branche. Si vous atteignez le tronc, les branches perdent leur alimentation et tombent.
Les références psychologiques qui éclairent la méthode
Charbonnier n’est pas un théoricien, c’est un praticien. Mais sa méthode s’appuie sur des réalités que la psychologie contemporaine a documentées avec précision.
La théorie de l’attachement de John Bowlby (1958) a montré que le besoin d’amour et de sécurité est un besoin primaire, aussi fondamental que la nourriture. Quand ce besoin est mal satisfait dans l’enfance, le cerveau construit des représentations inconscientes du monde et des autres qui persistent à l’âge adulte. C’est exactement ce que Charbonnier appelle les « mensonges », ces vérités construites très tôt qui continuent de dicter les comportements.
Les travaux de Bessel van der Kolk (Le corps n’oublie rien, 2014) ont démontré que les expériences émotionnelles difficiles ne sont pas seulement mémorisées mentalement, elles s’impriment dans le corps, dans le système nerveux, dans la mémoire physiologique. La cérémonie Festen, qui passe par l’expression corporelle, émotionnelle et énergétique, pas seulement verbale, travaille précisément à ce niveau.
Joseph LeDoux a documenté la façon dont les mémoires de peur sont stockées dans l’amygdale d’une façon particulièrement robuste, résistant à la seule compréhension intellectuelle. Ce que Charbonnier avait compris intuitivement (la psychanalyse seule n’avait pas suffi), la neurologie le confirme : la libération des peurs demande un travail d’un autre ordre que celui de la parole.
Les 4 étapes de la Méthode Charbonnier
La méthode ne se résume pas au Festen. En 2022, quinze ans après son premier client « festenné », Charbonnier a formalisé sa méthode en quatre étapes :
Étape 1 : La libération, le Festen
C’est le cœur visible de la méthode. Celle dont on entend parler. Mais elle ne s’improvise pas.
Elle se prépare sur plusieurs semaines, avec un accompagnant. La construction de la cérémonie se fait au travers de chapitres, suivant des sujets issus de peurs, de croyances, de mensonges. L’accompagnant aide à identifier la peur fondatrice, à remonter jusqu’à son origine, à construire le discours de vérité qui sera prononcé.
Puis vient la cérémonie elle-même, un rituel puissant qui marque un nouvel accord passé avec soi et affirme devant témoins : voilà Qui Je Suis Vraiment. Cette cérémonie est une étape cathartique où vos peurs sont confrontées, exprimées et enfin relâchées.
La personne choisit son public, des proches, des personnes de confiance. Et elle dit la vérité. Sa vérité. Celle qu’elle portait depuis des années sans pouvoir la nommer.
Il y a réellement un avant et un après Festen.
Étape 2 : La reprogrammation
Charbonnier le dit avec une formule devenue centrale :
Si le Festen vous libère de la peur de l’eau, il ne vous enseigne pas la natation.
Se défaire d’une peur structurelle crée un espace vide. Il faut apprendre à vivre dans cet espace, sans les automatismes qui organisaient l’existence depuis des années. La reprogrammation est une reconstruction, un travail : apprendre qui on est vraiment, désidentifié de la peur, et construire une vie qui ressemble à cette nouvelle réalité.
Étape 3 : La connexion au cœur
L’étape suivante, c’est de ne plus avoir le mental aux commandes de sa vie, mais son cœur. Le mental-ego, ce sont des pensées agglomérées qui forment une personnalité. La vraie identité est ailleurs, dans la capacité à écouter son cœur, son intuition, ce qui est juste en dehors du bruit des peurs.
Cette étape touche à la question de qui on est vraiment quand on n’est plus gouverné par la peur, et à la capacité de vivre depuis cet endroit plutôt que depuis les automatismes du mental.
Étape 4 : La souveraineté
Une vie construite depuis l’intérieur plutôt que depuis les attentes, les injonctions et les peurs héritées.
« Ce que nous sommes réellement se trouve au-delà de nos peurs. »
André Charbonnier
La souveraineté, c’est vivre depuis cet endroit, durablement, concrètement, dans le quotidien.
Ce que cette méthode m’a fait
Je vais vous parler de ce que j’ai vécu. Parce que je crois que la preuve par l’exemple est la seule qui vaille vraiment.
Avant le Festen, j’avais déjà fait plus de dix ans de psychothérapie. Des thérapeutes sérieux, des approches différentes. Chacun m’avait aidée à traverser des moments difficiles. Aucun n’avait réussi à inverser quelque chose de fondamental dans mon fonctionnement.
Je comprenais tout. Je pouvais expliquer mes schémas avec précision. Et le lendemain matin, je les reproduisais.
En 2020, une année qui a mis beaucoup de choses à nu, pour beaucoup d’entre nous, j’ai fait ma cérémonie, mon Festen.
Ce que j’ai compris, je ne l’avais pas compris en dix ans de thérapie.
Pas parce que les thérapeutes qui m’avaient accompagnée étaient mauvais. Mais parce que la méthode va ailleurs. Elle ne demande pas au mental d’analyser ce que le mental a lui-même construit pour se protéger. Elle court-circuite le mental. Elle va chercher la peur là où elle vit, dans le corps, dans les croyances les plus enkystées.
Et dire sa peur à voix haute, vraiment, devant des gens, avec tout ce que ça déclenche dans le corps, ça change ce qu’aucune séance de parole n’avait changé.
Il y a un avant. Et il y a un après.
Après le Festen, j’ai quitté ce qui ne me correspondait plus. J’ai arrêté de m’adapter à des contextes qui m’étouffaient. J’ai commencé à faire des choix depuis un endroit que je ne connaissais pas, un endroit stable, calme, pas dans le silence de la résignation mais avec la clarté de Qui Je suis Vraiment.
Pourquoi j’ai voulu transmettre ça et créer ma méthode Souveraine
C’était trop beau pour ne pas avoir envie de le transmettre.
Ce n’est pas plus compliqué que ça au départ. Quand quelque chose vous libère profondément, vous avez envie que d’autres y accèdent aussi.
Mais il y avait aussi quelque chose de plus précis. Quelque chose que j’avais observé, en moi et autour de moi, pendant le travail.
La Cérémonie de libération libère les peurs. Elle le fait vraiment, profondément, durablement. Mais la libération crée un espace. Et dans cet espace, certaines personnes se retrouvent face à des mémoires plus profondes encore, des traumatismes qui demandent un travail plus ciblé sur le système nerveux, sur la mémoire émotionnelle du corps.
C’est là que l’EFT et l’EMDR-RSB sont entrés dans ma pratique.
L’EFT pour travailler la charge émotionnelle d’une expérience précise, neutraliser la réponse automatique qui se déclenche dans le corps avant même qu’on ait eu le temps de penser.
L’EMDR-RSB pour aller travailler les mémoires traumatiques qui restent bloquées dans le système nerveux et continuent d’agir dans le présent comme si le danger était encore là.
La méthode Souveraine, c’est ce que ça donne quand on combine les trois. Un cadre structuré hérité de la Méthode Charbonnier, avec toute la profondeur et la précision qu’elle apporte. Et des outils complémentaires, l’EFT, l’EMDR-RSB, qui permettent d’aller chercher ce que la libération des peurs seule ne touche pas toujours.
Je suis la preuve vivante que l’on peut se désidentifier de nos états d’âme, lâcher les peurs, les injonctions, les interdictions, les attentes héritées et vivre beaucoup plus grand. Pas dans une vie parfaite. Dans une vie qui nous ressemble.
C’est vers ça que j’accompagne.
Si ce que vous venez de lire vous parle, si vous vous reconnaissez dans ce sentiment que quelque chose de plus grand est possible de l’autre côté des peurs, l’Entretien 0 est le point de départ.
Si ce que vous venez de lire vous parle, si vous vous reconnaissez dans ce sentiment que quelque chose de plus grand est possible de l’autre côté des peurs, l’Entretien 0 est le point de départ.
En 2h30, nous faisons ensemble un état des lieux complet de votre situation, de votre histoire et de ce qui vous maintient là où vous ne voulez plus rester.
Vous repartez avec une vision claire, que vous continuiez avec moi ou non.
Références
- Qui serais-je sans mes peurs ? Dialogue d’André Charbonnier et Béatrice Dorigo
- André Charbonnier, Plus de peurs que de mal, Éditions Points Vivre, 2016.
- André Charbonnier, Il est temps Éditions Lumière, 2022.
- La méthode Charbonnier
- Thomas Vinterberg, film Festen, 1998.
- John Bowlby, L’attachement et la perte, PUF, 1969-1984.
- Bessel van der Kolk, Le corps n’oublie rien, Albin Michel, 2018.
- Joseph E. LeDoux, The Emotional Brain, Simon & Schuster, 1996.

Béatrice Dorigo
Psychopraticienne certifiée EFT, EMDR-RSB et Méthode Charbonnier, en Essonne et à distance, j'accompagne les femmes vers plus de lucidité et de souveraineté intérieure. J'anime aussi Pilule Rouge, un podcast sur les illusions qui dirigent nos vies.
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